« Forte de la perspicacité de son administration politique, l’Egypte œuvre à maintenir son économie dans les limites sûres, en pleine pandémie de coronavirus, en préservant les réalisations accomplies dans le cadre du programme de réforme économique qui a donné solidité et flexibilité à l'économie nationale face aux défis et aux chocs intérieurs et extérieurs », a déclaré hier jeudi le ministre des Finances, Mohamed Maït.
Dans un communiqué publié hier, Maït a fait savoir que l'Egypte avait déployé des efforts laborieux, ces dernières années, pour réaliser la stabilité de la macroéconomie et a géré positivement cette crise sanitaire, ce qui a permis de parer à ses conséquences et d'éviter des chocs aigus afin d'épargner les piliers de l'économie nationale.
Le gouvernement a adopté une politique anticipée pour gérer la crise du Covid-19, en assurant un paquet financier équivalent à 2% du PIB à l'appui de l'économie nationale, en limitant la progression du coronavirus et en allégeant les répercussions négatives, tout en tenant compte de l'équilibre entre la protection de la santé des citoyens et le maintien de la production en marche, dans le respect des mesures préventives, a-t-il poursuivi.
« L'Instrument de financement rapide (IFR) approuvé par le FMI d'un montant de 2,7 milliards de dollars aidera le gouvernement à financer certains besoins urgents dans nombre de secteurs tels que celui de la santé et à renforcer les programmes de protection sociale et les domaines et catégories les plus touchés par la crise du coronavirus », a-t-il en outre expliqué.
L'aval du FMI à cette aide financière traduit sa confiance en la capacité de l'Etat égyptien à gérer positivement la pandémie, à sauvegarder les acquis réalisés dans le cadre de la réforme économique et à continuer à travailler sérieusement pour parachever les réformes, a-t-il dit.
Et de préciser que le gouvernement avait versé des sommes supplémentaires, au cours des deux derniers mois et demi, évaluées à 40 milliards des 100 milliards de livres affectés au financement du plan de réponse de l'Etat face à l'épidémie de coronavirus, conformément aux directives des plus hautes autorités.
Maït a expliqué que 6,2 milliards de LE supplémentaires avaient été affectés au secteur de la santé, pour subvenir à ses exigences en médicaments et en équipements médicaux et que 14 milliards de LE en plus avaient été débloqués pour assurer les besoins en blé et en produits de base.
Le ministre des Finances a fait état de l'augmentation des investissements publics de 10 milliards de LE, ce qui contribuera à garder la main-d’œuvre, à verser les dus aux fournisseurs et entrepreneurs, notant qu'une somme supplémentaire de 15 milliards de LE avait été allouée à certains secteurs économiques touchés par la pandémie.